Aux Etats-Unis, pays où 55% des ménages disposent d’un portefeuille d’actions, s’endetter pour acheter des titres est une pratique courante. Pour ce faire, les brokers américains proposent généralement deux types de comptes : les comptes au comptant et les comptes sur marge. Les deux permettent d’acheter et de vendre des titres, mais avec les comptes sur marge, il est possible d’emprunter de l’argent auprès du broker afin d’obtenir un effet de levier.

En utilisant les données de la FINRA, une organisation qui publie chaque mois des statistiques sur les opérations boursières réalisées à crédit par les clients des brokers, il est possible d’obtenir une représentation approximative des liquidités détenues par les clients de ces brokers.

Cela permet ainsi de mieux appréhender le sentiment des investisseurs individuels américains. C’est ainsi qu’une hausse du pourcentage de liquidités dans les portefeuilles traduit un sentiment de défiance vis-à-vis des actions, et inversement.

La configuration actuelle est sans ambiguïté. Après avoir atteint en octobre dernier un niveau très faible à 24%, la part des liquidités dans les portefeuilles est repartie à la hausse pour atteindre 32,5% le mois dernier. En tablant sur le principe de retour à la moyenne, la part des liquidités dans les portefeuilles peut encore progresser jusqu’à 40%, ce qui devrait continuer, dans une optique moyen/long terme, à alimenter la tendance baissière sur les actions américaines.

 

© Copyright TrendFi 2022 – Pour toute reproduction ou toute citation, la source devra être mentionnée.