Ne dit-on pas qu’il y a beaucoup de liquidités sur les marchés financiers ? C’est possible, mais visiblement pas dans les portefeuilles des investisseurs individuels américains.

C’est en tout cas ce que nous indique le dernier sondage mensuel réalisé, fin septembre, par l’American Association of Individual Investors (AAII). On y apprend ainsi que le niveau moyen des liquidités détenues par les membres de l’association, ressort à seulement 14,3%.

C’est un niveau très faible au regard de la moyenne historique située à 22,5%, le sondage ayant débuté en novembre 1987. Sur cette période, les liquidités ont atteint un maximum de 44,8% en mars 2009 (point bas de la crise des subprimes) et un minimum de 11% en mars 1998 (quelques mois avant le krach lié à la crise asiatique).

L’intérêt d’un sondage auprès des investisseurs particuliers, c’est que leur consensus est très souvent pris à contrepied. Rappelons par exemple, qu’en juin 2020, seuls 29% des ménages américains envisageait une hausse des taux d’intérêt !

Bref, ce très faible niveau de liquidités, alors que la part des actions dans les portefeuilles se situe à un niveau très élevé de 70,2%, constitue un élément supplémentaire de nature à poursuivre le mouvement de correction sur les actions américaines.

En allant jusqu’au bout de la logique contrarienne, ce n’est que lorsque les investisseurs individuels porteront leur niveau de liquidités au-dessus de 20% (borne haute de l’enveloppe de volatilité, cf. chart ci-après), qu’il sera temps de revenir à l’achat sur les actions.

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