L’été 2021 a été clément pour le SP500, l’indice a enregistré un nouveau record début septembre. Pour l’anecdote, Il est amusant de constater que la chute de l’indice en 2020, a été de -36% et qu’après avoir récupéré ses pertes, le SP500 a continué sur sa lancée, progressant de +36% !
Les raisons de la hausse des actions américaines sont bien connues : abondance de liquidités et surprises positives dans les publications de résultats des entreprises. Concernant les prévisions de bénéfices du SP500, c’est comme si la pandémie n’avait jamais sévi. Après leur plongeon de 2020, les estimations pour 2021 et 2021 ont retrouvé et même dépassé les niveaux prédits au début de la crise (Cf. chart ci-après).

Mais les analystes financiers ne sont-ils pas trop optimistes ? L’incidence du variant Delta sur la croissance des profits n’est-il pas sous-évalué ? La croissance de la consommation des ménages va-t-elle suffisamment rebondir pour permettre aux chiffres d’affaires de continuer à progresser ? La forte hausse des matières premières ne va-t-elle pas finir par peser sur la marge des entreprises concernées ?
Quoi qu’il en soit, le sentiment des investisseurs a commencé à se modifier.
Si l’on regarde la prime de risque prospective, celle-ci est en hausse. Elle est remontée +7,55% contre un point bas à +7,03%. (Cf. chart-ci après). Après avoir démontré un appétit pour le risque excessif depuis le début de l’année, les investisseurs semblent vouloir renouer avec le mode « risk on ». Nous tablons sur un retour à la moyenne, soit une progression de la prime de risque jusqu’à 9%.

Ce changement dans l’humeur des marchés se retrouve également au niveau des volumes de transactions (Cf. chart ci-après). La pression acheteuse qui prévalait depuis le rebond a atteint un seuil critique, et montre depuis quelques mois des signes d’essoufflement. Cette configuration est typique des phases de distribution où les « mains fortes » sortent du marché.
La probabilité que nous soyons arrivés à la fin du bull market a donc considérablement augmenté. Nous anticipons une prochaine correction (horizon à 6 mois) qui pourrait ramener l’indice SP500 sur le niveau des 4000 points.

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