Dans notre dernier post consacré aux actions américaines, nous indiquions que ces dernières étaient devenues chères et que la tendance haussière commençait à donner des signes d’essoufflement (Cf. Les actions américaines deviennent chères).

En nous basant sur l’évolution du rapport de force entre les acheteurs et les vendeurs, nous avions soulevé le risque de consolidation, voire de correction du marché.

L’entrée du P/E next 12-month du SP500 nous avait également permis d’alerter sur l’arrivée de l’indice américain dans une zone de valorisation excessive (une configuration identique à celle que nous avions signalée en janvier 2018). Plusieurs semaines auparavant, nous avions également repéré cette configuration sur les indices européens (Cf. Actions européennes : les risques baissiers réapparaissent).

Partout dans le monde, les investisseurs ont saisi le prétexte de la propagation du coronavirus pour solder leurs positions acheteuses dans un marché qui était devenu excessivement cher, au regard notamment des fondamentaux macroéconomique et des révisions en baisse des perspectives de bénéfices.

La question que tout le monde se pose est de savoir quand est-ce qu’il conviendra de revenir à l’achat sur les marchés boursiers. Nous ne parlons pas ici de revenir pour des opérations de trading à court terme, mais pour prendre des positions à long terme afin de profiter du départ du prochain bull market qui ne manquera pas de se produire un jour ou l’autre, voire une année ou l’autre…

Mais en Bourse, il faut savoir être patient. Alors attendons déjà qu’après l’excès de valorisation, la Bourse en commette un dans l’autre sens avant de devenir contrarien.

Pour l’heure, le P/E prospectif du SP500 n’est pas encore retombé au-dessous de son seuil de sous-valorisation excessive, comme cela a été le cas en décembre 2018 (Cf. chart ci-après). Un retour du P/E à 16 pourrait alors constituer un frein pour la baisse, et permettre d’amorcer une reprise.

Toutes choses égales par ailleurs, un P/E à 16 se traduirait par un retour de l’indice SP500 autour de 2450 points, un niveau qui coïnciderait avec le point bas de 2018.

Mais attention, car s’il y a rebond sur les 2400 points, rien ne permet d’affirmer que le bear market qui vient de s’amorcer va s’arrêter à ce niveau. C’est ce qu’indique l’analyse technique dont l’efficacité n’est plus à démontrer !

En prenant du recul et en se basant sur une fréquence mensuelle, on s’aperçoit que le SP500 est en train d’enfoncer le support de son canal haussier de long terme (Cf. chart ci-après).

L’incapacité du SP500 à rejoindre le haut de ce canal au début de l’année, conjuguée avec l’essoufflement de la pression acheteuse (en vert sur le chart du bas), ne laisse guère de doute sur l’issue finale : le rapport de force entre les acheteurs et les vendeurs va s’inverser et la pression vendeuse va prendre le pas sur la pression acheteuse comme cela a été le cas en 2001 et 2008.

Le risque qu’à terme le mouvement de baisse du SP500 se poursuivre jusqu’au niveau des 2100 points est dorénavant apparu…

 

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