Avec une croissance économique et des taux d’intérêt réels qui restent plus avantageux aux Etats-Unis qu’en zone euro, la rechute de l’euro n’est guère une surprise.

Dans notre dernier post consacré à la parité EUR/USD (septembre 2019), nous indiquions qu’il fallait s’attendre à une poursuite de la baisse de l’euro avec comme prochain objectif, le comblement du gap hebdomadaire crée au lendemain du résultat des élections présidentielles françaises, en avril 2017.

Cet objectif à été atteint, et en dépit d’une dépréciation de l’euro de 33% depuis son sommet historique atteint en 2008, la monnaie unique n’est pas encore excessivement sous-évaluée par rapport au dollar américain.

C’est ce que nous indique notre modèle d’équilibre dynamique des taux de change, basé sur le principe de la Parité des Pouvoirs d’Achat (PPA). Si l’euro demeure au-dessous de sa valeur intrinsèque (actuellement à 1,20$ selon notre modèle), la situation ne fait pas encore état d’une sous-valorisation excessive de la monnaie unique face au dollar.

L’excès apparaîtrait seulement si l’euro enfonçait la borne basse de l’enveloppe de fluctuations que nous déterminons à partir de la volatilité du taux de change. Ce seuil se situe actuellement à 0,96$ (Cf. chart ci-après).

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