Voici, la position des principaux indices internationaux en fonction de la phase du cycle des prévisions de bénéfices. Les différents indices sont répartis et classés selon leur taux de croissance des bénéfices prévisionnels (en glissement annuel) :

Rappelons quelques infos sur la manière dont nous procédons pour les calculer.

1/ Nous établissons le calcul des bénéfices prévisionnels à partir des consensus FactSet. Afin d’obtenir des consensus de BNA qui aident davantage à anticiper les tendances boursières, nous utilisons un système de pondération en fonction du montant des actifs sous gestion de chaque bureau d’analyse.

2/ Afin de pouvoir utiliser les estimations de bénéfices en relation avec d’autres indicateurs, nous les calculons avec une moyenne glissante sur les 12 mois à venir (BPA next 12 months).

Commentaires :

Si les taux de croissance sur les actions américaines résistent assez bien, ainsi que ceux du Mib et du BRIC100, ce n’est pas le cas des autres places boursières, avec notamment deux grandes perdantes : les actions japonaises et allemandes dont les momentums de bénéfices se sont effondrés.

Les momentums de BPA sur les actions du CAC40 et du Nordic40, qui étaient encore positifs le mois dernier, sont devenus négatifs, montrant ainsi une contraction des bénéfices. Concernant le CAC40, la dernière fois que cette configuration est survenue remonte à décembre 2011.

Au sein du BRIC100, ce sont les actions indiennes qui s’en sortent le mieux, avec un taux de croissance des BPA de +12,9%, suivies des actions russes (+8,1%), des actions brésiliennes (+4,1%) et des actions chinoises (+1,6%).

Citons également le redressement du taux de croissance des BPA sur les actions grecques qui les place en position de « recovery » dans le cycle des bénéfices.

Enfin, profitant de la remontée de l’aversion au risque et des bonnes perspectives du métal jaune,  le taux de croissance des BPA des actions de mines d’or, mesuré à l’aune de l’indice Dax Gold Miners, a fait un spectaculaire bon en avant et se situe dorénavant à +35%.

Conclusions :

Ajoutée à d’autres éléments que nous avons évoqués ces derniers temps, la configuration actuelle du cycle des prévisions de bénéfices n’est pas de bon augure pour l’évolution des marchés boursiers à horizon 6/12 mois.

Nous pensons que la probabilité que survienne un krach boursier sur cet horizon n’a jamais été aussi élevée depuis les risques baissiers que nous avions soulignés en janvier et août 2018.

Le prochain krach pourrait avoir une ampleur beaucoup plus importante qu’en 2018 ; il pourrait notamment ramener le SP500, l’indice boursier leader, au-dessous du plus bas atteint en 2018.

 

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