À la suite du récent décrochage de la monnaie chinoise, nous analysons l’évolution de la parité CNY/USD à partir de notre modèle de « fair value » qui intègre les trois variables suivantes :

Solde de la balance commerciale.
Différentiel de taux d’intérêt à 10 ans.
Différentiel de croissance des BPA next 12 months (SSE50 et SP500).

Tout écart entre le taux de change et le niveau de la « fair value » pourra être causé par d’autres phénomènes, notamment les variations du sentiment de marché.

La « fair value » établit ainsi une sorte de valeur d’équilibre autour de laquelle le taux de change va osciller selon le principe du Tao boursier, qui stipule qu’après avoir commis un excès dans un sens, la Bourse en commettra un dans l’autre sens.

Pour mesurer les niveaux d’excès, nous utilisons la volatilité de l’écart entre le taux de change et sa « fair value ». Au-dessus de deux écarts types, le yuan sera en situation de surévaluation excessive. C’était le cas pendant pratiquement toute la période allant de 2006 à 2015. A l’opposé, au-dessous de deux écarts types, le Yuan affiche une sous-évaluation excessive par rapport au dollar.

Afin de contrecarrer l’ampleur des droits de douane, c’est vers cette dernière situation que la banque populaire de Chine semble vouloir amener le Yuan face au dollar, soit 0,134 ou 7,46 pour un dollar.

La dévaluation du yuan a eu un effet inattendu sur la parité EUR/USD. La monnaie unique s’est en effet vivement redressée, ce qui lui a permis d’enrayer le mouvement de baisse dans lequel elle s’était installée depuis juillet. Une remontée au-dessus de 1,13 éloignerait sensiblement le risque d’une nouvelle chute de l’euro. Il réactualiserait le scénario que nous avions proposé en juin dernier concernant la fin de la tendance baissière sur la parité EUR/USD (Début de la reprise haussière de l’euro ?).

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