Depuis le début de l’année, les prix du Brent, pétrole léger provenant du mélange de 5 champs pétroliers en mer du Nord (Broom, Rannoch, Etive, Ness et Tarbert), ont augmenté de près de 40%, ce qui leur a permis de retracer 61,8% de la violente correction baissière du quatrième trimestre 2018.

Le point de départ de ce redressement est à mettre en relation avec la décision de l’Opep et de la Russie de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à compter de janvier 2019, un engagement qui jusqu’à présent a été largement respecté.

Depuis cette décision, la progression du Brent s’est également nourrie des tensions géopolitiques en Libye, en Iran, au Venezuela et plus récemment en Arabie saoudite. A cela, il faut également ajouter quelques signaux d’un arrêt du ralentissement de l’économie des pays développés, mais également d’un ralentissement de la production de pétrole aux Etats-Unis dont le taux de croissance est retombé à 14,2% en glissement annuel, après un sommet à 22,5% en août 2018.

D’un point de vue technique, les prix du contrat à terme sur le Brent évoluent à l’intérieur d’un canal ascendant dont le point de départ remonte à début 2016. Si les cours sont remontés au-dessus des moyennes mobiles courte et longue, le point important à souligner réside dans la forte augmentation des volumes de transactions depuis le début de l’année. Cette configuration témoigne de la présence d’un solide intérêt acheteur qui permet d’envisager un retour sur les plus hauts de 2018, voire une remontée sur les 100$, un seuil psychologique sur lequel tablait le consensus de marché peu avant la correction d’octobre dernier.

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