La progression sensible de l’aversion au risque nous semble sans équivoque ; trop de classes d’actifs (SOX, secteurs cycliques, technologiques, indices émergents et européens, small caps, obligations convertibles…) ont déclenché des signaux de vente à moyen/long terme pour évoquer une simple correction sans lendemain.
La correction d’octobre a été rapide, avec une perte de 6% pour l’indice des Bourses mondiales MSCI. Va-t-elle se poursuivre ? Une panique est-elle possible ?
Voici deux éléments que nous avons l’habitude de surveiller de très près et qui nous amènent à envisager sérieusement la possibilité d’un krach.

1/ Les échanges constituent la première variable pertinente pour évaluer la peur des intervenants. Car pour qu’un redressement durable se profile, il faut une purge ou dans un langage moins imagé, une capitulation des vendeurs. Or ce n’est pas le cas actuellement puisque si les volumes ont effectivement augmenté (corrigés des effets saisonniers), il n’y a pas d’excès, ce qui n’était pas le cas en février dernier.

2/ La prime de risque de l’indice des Bourses mondiales, calculée par nos soins chaque semaine, a réalisé un plus haut annuel. Elle s’établit à 5,7% contre un niveau de 4,4% en début d’année. Compte tenu du taux d’intérêt sans risque, les investisseurs exigent dorénavant un rendement de 8,25% en moyenne pour acquérir des actions mondiales ; c’est une progression de 160 points de base depuis le début de l’année. Or ce niveau n’est pas excessif puisque ces dernières années, la prime a dépassé par deux fois le seuil des 8%, en novembre 2008 et septembre 2011.

Après les émergents et l’Europe, la pression vendeuse est en train de gagner Wall Street où les indices américains pourraient subir à leur tour une forte secousse.

© Copyright TrendFi 2018 – Pour toute reproduction ou toute citation, la source devra être mentionnée.